Association de citoyens

Envie d'entreprendre

Un jour - Une photo - Une action associative

18 décembre 2007

Le guide 2007-2008 des bénévoles

Le guide 2007-2008 des bénévoles est accessible gratuitement en ligne (format PDF).

Si vous faites partis des 14 millions de bénévoles de notre pays ce guide vous  est indispensable pour connaitre tout vos droits.

Ci-dessous l'édito :

Bachelot La France compte plus de 14 millions de bénévoles dont près de 4,5 millions consacrent 4 à 5 heures de leur temps chaque semaine à leur engagement associatif.

Cette forme de solidarité active et désintéressée est irremplaçable. Elle nourrit la vitalité associative de notre pays, qui est une de ses richesses. Elle donne un visage à la solidarité et un contenu à la fraternité de notre République.

Le Président de la République a demandé que la société reconnaisse le travail remarquable de ceux qui se dévouent pour elle et qui contribuent, chaque jour, à renforcer le lien social. Devant l’assemblée du Conseil économique et social, le 17 octobre dernier lors de la Journée mondiale du refus de la misère, il a déclaré: «Le bénévolat doit être encouragé, récompensé, valorisé ».

C’est pour cela que le Président de la République m’a demandé de mettre en place, dès 2008, le livret d’épargne civique par lequel le bénévole verra son engagement reconnu sous une forme adaptée à chacun : bonus de points aux examens pour les étudiants, majoration de droits à retraite, possibilités accrues de formations…

La réédition de ce guide du bénévole contribue aussi à promouvoir l’engagement bénévole grâce aux informations pratiques et de qualité qu’il rassemble.

Ce guide, qui a été réalisé à l’occasion de la Journée mondiale du bénévolat du 5 décembre, vous est remis par les préfectures et les sous-préfectures, avec le concours des délégués départementaux à la vie associative qui sont les interlocuteurs privilégiés du monde associatif.

Je vous remercie pour votre engagement et souhaite une longue vie à votre association.

Roselyne Bachelot-Narquin

12 décembre 2007

Stat-Info sur le paysage associatif

Le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports édite un Stat-Info, bulletin de statistiques et d'études, sur le paysage associatif français.

"Poids, profil et évolution des associations. Avec un budget cumulé de l’ordre de 59 milliards d’euros, un volume d’emploi de 1 050 000 emplois en équivalent plein temps, auxquels s’ajoute le travail de près de 14 millions de bénévoles qui représentent un volume de travail de l’ordre de 935 000 emplois en équivalents plein temps, le poids en 2005 dans l’économie et dans la société française des quelque 1 100 000 structures qui composent le secteur associatif apparaît considérable. L’analyse des évolutions intervenues dans les dernières années montre que le secteur associatif poursuit sa croissance : le budget cumulé du secteur associatif a crû en 6 ans à un rythme annuel moyen de 2,5 %, sensiblement plus rapide que celui du PIB durant la même période. L’augmentation en volume des financements publics,proche de celle du PIB, a été caractérisée par une restructuration des financements publics liée pour une part à la décentralisation. Le travail bénévole a crû à un rythme annuel moyen de 5 %, avec une tendance à se porter sur l’action humanitaire et la culture".

05 mars 2007

Transparence financière des associations

Joellececcaldi En date du 26/12/2006, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée UMP des Hauts-de-Seine, appellait l’attention du ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur les aides octroyées par les personnes publiques aux associations. L’arrêté du Premier ministre du 11 octobre 2006, relatif aux modalités d’octroi de subventions aux associations, complétant les dispositions de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, suscite la crainte pour de nombreuses associations, qui assurent souvent le lien entre les générations en étant de véritables soutiens, aussi bien pour l’organisation de manifestations que pour la création d’action. L’arrêté du 11 octobre 2006 prévoit que toute association devra justifier des aides qu’elle reçoit, quel qu’en soit le montant perçu. La transparence financière ne doit pas être remise en cause mais pour les petites associations généralement composées de bénévoles et qui disposent de faibles moyens il est difficile, voire impossible, de produire les documents demandés, faute de personnel et de moyens à disposition. Á la lecture de l’arrêté, le compte rendu financier demandé devra être accompagné de deux annexes, à savoir un commentaire sur les écarts entre le budget prévisionnel et la réalisation de l’action et un tableau de répartition entre le budget principal et le compte rendu financier des charges communes indiquant les critères utilisés à cet effet. La seconde annexe comprendra une information qualitative décrivant notamment la nature des actions entreprises et les résultats obtenus par rapport aux objectifs initiaux du projet. Elle souhaitait savoir s’il ne serait pas plus opportun de prévoir qu’en dessous d’un certain seuil les comptes rendus soient plus souples, voire supprimés pour les subventions les plus faibles.

Lire la suite "Transparence financière des associations" »

22 février 2007

Perspectives de développement du bénévolat

Roubaud_jeanmarc Dans une question n°115159 du 02/01/2007, M. Roubaud Jean-Marc (Député Union pour un Mouvement Populaire - Gard) appelle l’attention de M. le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la baisse constante des bénévoles dans la vie associative. Les contrats aidés constituent un palliatif à cette raréfaction mais restent insuffisants. Aussi, il lui demande s’il envisage de prendre des mesures afin de renforcer l’activité grandissante du tissu associatif.

Lire la suite "Perspectives de développement du bénévolat" »

15 février 2007

Liste des subventions européennes pour votre association

Guidesubventioneuropeassos "Elus, responsables d'association, entreprises, écoles : votre passeport pour 3,5 milliards d'euros de subventions européennes vous attend ! Compilée par le député européen UDF Thierry Cornillet, l'édition 2007 du « Guide des aides de l'Union européenne » répertorie tous les programmes, explique comment déposer un dossier, etc. « Le budget des transferts de l'UE vers la France se monte à 13,6 milliards d'euros par an, dont 10 milliards pour la Politique agricole commune. Le reste est à distribuer », explique Thierry Cornillet. « Nos concitoyens bénéficient souvent de cet argent sans le savoir. Car les autorités françaises ne le clament pas sur tous les toits, au contraire de l'Espagne ou du Portugal, où chaque projet financé par l'Europe est affiché. Ce guide se veut aussi un acte de militantisme européen, il tend à démontrer que l'UE intervient plus qu'on ne le croit dans la vie de chacun », reprend l'élu, qui est aussi maire de Montélimar. Le fascicule est téléchargeable gratuitement sur www.thierry-cornillet.eu".

Source Le Point

12 avril 2006

L’Opinion des responsables associatifs : Prenez la parole !

Cerphi C'est avec le plus grand plaisir que nous vous communiquons le communiqué du CerPhi (Centre d’étude et de recherche sur la Philanthropie) suivant :

"Vous êtes membre du bureau d’une association. Cette enquête nationale et régulière vous concerne. Nous vous offrons d’entrer dans un panel de 1000 responsables associatifs qui nous diront sans intermédiaire et très librement leur quotidien, leurs projets, mais aussi leurs préoccupations et leurs attentes. Et qui réagiront aussi sur des questions d’actualité.

L’objectif est clairement que l’on ne s’exprime pas à votre place et qu’émergent en direct vos avis et vos demandes concrètes de dirigeants, à la fois pour les porter à la connaissance de nos concitoyens et des pouvoirs publics, et pour mettre régulièrement la vie associative à l’honneur dans les médias.

Ce baromètre semestriel est le fruit d’une coopération étroite entre le CerPhi, la revue JURIS Associations, la MAIF, le groupe des Caisses d’Epargne, l’association nationale France Bénévolat et le portail Internet jeveuxaider.com. La composition du panel et la formulation des questions sont validées par un comité scientifique indépendant, composé de statisticiens, de sociologues et de nombreux experts de la vie associative.

Vous êtes personnellement invité aujourd’hui à vous associer à cette démarche ambitieuse et inédite qui vous permettra d’être à la pointe de l’expression. Pour des raisons de stabilité du panel et bien mesurer l’évolution de vos actions et de vos projets, nous serions heureux que vous acceptiez de nous consacrer environ cinq minutes chaque semestre, dans la mesure du possible pendant deux années.

Pour rejoindre ce panel, il vous suffit de demander un accès au formulaire en ligne, avant le 24 avril prochain, en cliquant sur cette adresse marie.duros@cerphi.org . La réponse que vous recevrez vous permettra d’y répondre directement et instantanément. Vous serez ensuite régulièrement tenu(e) informé(e) des résultats de cette enquête inédite et de leur diffusion dans la presse".

07 avril 2006

Les jeunes en phase avec l'e-solidarité

"Selon l'étude sur les pratiques solidaires des 15-24 ans réalisée pour MSN Actions Solidaires*, un jeune sur deux a participé sur l'année à un événement caritatif ou a fait un don de la main à la main. Nombreux sont ceux qui souhaiteraient s'engager plus, mais ils sont souvent freinés par le manque d'informations.

La quasi-totalité des jeunes interrogés (91 %) sont favorables au développement de « l'e-solidarité », c'est-à-dire à l'utilisation d'Internet et des nouvelles technologies par les associations humanitaires ou caritatives et par les donateurs. 53 % d'entre eux ont d'ailleurs déjà fait des dons grâce aux nouvelles technologies (Internet et SMS) et 50 % ont signé une pétition en ligne au cours des douze derniers mois".

Que retenir de cette étude :

- "Nombreux sont ceux qui souhaiteraient s'engager plus, mais ils sont souvent freinés par le manque d'informations" : ne pensez-vous pas que le Numéro Vert "Associatif" pourrait améliorer la situation ?

- "un jeune sur deux a participé sur l'année à un événement caritatif ou a fait un don de la main à la main" : la solidarité et par conséquent le monde associatif est au coeur de la priorité des nos concitoyens et cela de tout âge, cela devrait intéresser plus d'une entreprise à devenir partenaire non ?

*Etude réalisée par Opinion Way en mars 2006 auprès de 500 internautes français âgés de 15 à 24 ans (MSN Actions Solidaires est la chaîne sur la solidarité de MSN).

Source 01net

18 mars 2006

11 millions : Le nombre de bénévoles en France dans les associations

Cerphi_2 Le CERPHI et France Bénévolat propose la 3ème édition de la France Bénévole.

Parmi les Français de plus de 15 ans, 27% d'entre eux sont bénévoles. Soit un total de 13 millions, dont 11 millions oeuvrant dans les associations. Selon France Bénévolat, ils seraient en outre 5 millions à pouvoir être considérés comme des bénévoles « réguliers ». La Bretagne et la Champagne-Ardennes sont les deux régions les plus prolifiques ; à l'inverse, l'Alsace et la Corse clôturent ce classement. Enfin, contrairement aux idées reçues, les retraités ne sont pas sur-représentés. On trouve ainsi davantage de bénévoles chez les actifs (30% contre 27%).

Huit Français sur dix expriment, d'une manière ou d'une autre, leur intérêt pour la vie associative. Quel autre "univers" pourra apporter à une entreprise une aussi grande "pénétration" pour une aussi bonne action ? Entreprises désireuses de communiquer autrement n'hésiter pas à devenir partenaires du Numéro Vert "Associatif" !

28 novembre 2005

Téléthon 2005 : en guerre contre la maladie

Telethon_2005La 19e édition du Téléthon qui débutera le 2 décembre prochain s’ouvrira sur de nouveaux espoirs thérapeutiques. La recherche avance, des essais cliniques commencent, mais le combat doit se poursuivre. Yannick Noah sera le parrain de cette édition aux côtés de Julien, 17 ans, atteint de la myopathie de Duchenne. Les 2 et 3 décembre, mobilisez-vous et soutenez le Téléthon en faisant vos dons en ligne ou au téléphone : 36 37. Julien et les autres comptent sur vous !

Un dossier complet à consulter sur le site MSN Actions Solidaires

21 novembre 2005

Nouvelle campagne contre les violences conjugales

Apartir de lundi 21 novembre, un clip montrant une femme terrorisée au sein même de son propre foyer sera diffusé sur sept chaînes françaises. La séquence, montre une jeune femme terrorisée qui court dans la forêt, avant de se retrouver soudain face à un mur d'intérieur, tapissé et décoré. Chez elle. L'objectif est de "placer l'homme face à ses responsabilités", a expliqué la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), fédération de 59 associations qui accompagnent chaque année 40.000 femmes victimes de violences. "Une femme sur dix déclare avoir été victime de violences de la part de son conjoint ou ex-conjoint dans les douze derniers mois", rappelle le docteur Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne pour la FNSF. Cette phrase ponctue le clip avant que ne soient énoncées les peines encourues par les hommes violents : "3 à 5 ans de prison".

Le Numéro Vert "Associatif" vous permettra de rentrer gratuitement en contact avec n'importe qu'elle association. Pour en savoir plus sur le projet, pour essayer de le concrétiser tous ensemble, une seule adresse : www.associationsnous.com

Source Le Journal Perm@nent

19 novembre 2005

L'association des "Alcooliques Anonymes" français a 45 ans

Logoaa_1 Ce week-end, les 8 000 à 10 000 Alcooliques anonymes français fêtent leur quarante-cinquième anniversaire à Versailles. Cette association loi 1901, autofinancée (avec un don maximum de 1 000 euros par an et par personne), s'adresse à ceux qui ont «touché le fond». Avec anonymat garanti et, pour seule condition, le «désir d'arrêter de boire». Objectif : «transformer une expérience alcoolique isolée en une expérience spirituelle partagée. Mais on n'est pas le Ku Klux Klan des poivrots», note un responsable. Et ce, en participant à des réunions et en bénéficiant de l'aide téléphonique d'un «parrain».

Les AA bénéficient aujourd'hui du soutien des professionnels du soin : «On bosse beaucoup avec eux. Ils sont très utiles, même s'ils ne s'adressent qu'à une partie de nos patients : les alcoolodépendants. Et que la référence à l'être suprême, qui permet de remplacer la toute-puissance du produit, peut rebuter», note l'addictologue Michel Reynaud.

Source : Libération

16 novembre 2005

Préface de l'étude sur "La Générosité des Français"

<p><p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p></p>

Cerphi_3 Chacun, selon ses moyens, ressent le besoin de s'impliquer, et d'agir « à cœur ouvert ». Certains veulent aller très au-delà des sentiers battus. Quand en compagnie de Bernard Kouchner et quelques autres, nous avons créé Médecins sans frontières puis Médecins du monde, quand j’ai croisé le regard de ces enfants d’Asie et d’Afrique qui allaient mourir si on ne les opérait pas et que j’ai souhaité bâtir cette « Chaîne de l’espoir » pour les sauver, nous avons eu l’opportunité d’agir directement.

Comme nous, de nombreux acteurs, magnifiques bénévoles, vont un peu plus loin que leur destin ordinaire, en France où ailleurs, et tentent d’apaiser les angoisses et les souffrances, et de construire un demain plus souriant pour ceux que la vie n’épargne pas. Ils ont besoin de reconnaissance et de moyens.

Mais avec eux, tous les citoyens de ce Pays peuvent s’engager aussi. A leur manière. Selon leur savoir-faire et leur disponibilité. Leur demander de l’argent est certes indispensable pour agir, mais sans doute très insuffisant. Et j’aime la formule que cette étude met en avant en proposant d’encourager une nouvelle génération de « donacteurs ». Donner et agir à sa façon…

Que ceux qui souhaitent agir par délégation, au travers des associations sociales et humanitaires, puissent le faire plus clairement, avec un engagement plus fort. Que les associations soient incitées à promouvoir ce mouvement, à mobiliser ces soutiens autour d’elles, selon une forme de générosité plus complète, plus engagée. Elle suppose davantage d’exigences de part et d’autres, mais elle est la seule voie pour progresser et pour que chacun se réalise.

Cette étude nous montre que les dispositifs fiscaux sont favorables, au regard de ce qu’ils sont dans les autres Pays, mais n’ont pas fonctionné par rapport aux objectifs. Alors simplifions-les et surtout faisons-les connaître tels qu’ils peuvent être mis en œuvre utilement. Et puisque l’Etat engage des sommes importantes dans cette direction, qu’il se donne aussi les moyens de communiquer pour informer les contribuables.

Cette étude montre aussi que les Français sont de plus en plus mobilisables pour de grandes causes. Ils l’ont montré à l’occasion du Tsunami et je sais qu’ils le démontreront à chaque fois que la nécessité l’exigera. Je le sais, parce qu’ils ont toujours répondu présents lors de chaque appel que je leur ai adressé.

Docteur Alain DELOCHE

Chirurgien cardiaque, professeur à l'Université Paris V, membre de l’académie de chirurgie, est le chef du pôle cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou. Cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, il est aujourd’hui le président de la Chaîne de l’espoir.

Pour consulter l'intégralité de l'étude du CerPhi - Centre d’étude et de recherche sur la Philanthropie - sur "La Générosité des Français" c'est ici

03 novembre 2005

"La France associative en mouvement"

<p><p><p><p><p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p></p></p></p></p>

Cerphi_4 Communiqué du CerPhi - Centre d’étude et de recherche sur la Philanthropie - qui nous livre dans sa troisième édition de "La France associative en mouvement" les principaux chiffres et évolutions concernant le mouvement associatif français :

L’étude parue en novembre 2004 « Evolutions de la France associative » annonçait un million d’associations vivantes et le franchissement du cap symbolique des 70 000 créations en 2003-2004. Après deux années records, l'année 2004-2005 marque une pause (-1,2 % par rapport à 2003-2004 avec 69 117 créations). Est-ce le début d'une nouvelle période un peu moins intense ?

Les 4 principaux domaines sont toujours la culture (21.3% des créations), le social (15.9%), les loisirs (14.4%) et le sport (12.6%). Malgré la préoccupation croissante des citoyens en matière d’environnement, ce domaine, qui représente 2,5 % des associations créées depuis 10 ans, ne suit pas une évolution régulière. Il connaît même depuis 2 ans, une baisse du nombre de créations d’associations. Sommes-nous arrivés à une certaine stabilité dans ce domaine avec des associations pérennes ?

• Près de 7 % des Français ont participé à la création d’une association au cours de la dernière décennie. Rapporté à la population de 18 à 70 ans, ce pourcentage de « bâtisseurs associatifs » varie fortement d’un département à un autre, de 4,5 % à 12.6 %.

• La carte de France des bâtisseurs montre assez peu de changement. Le Sud se distingue toujours tout particulièrement pour sa "fièvre créatrice", et la façade Ouest évolue dans ce même sens au cours des années récentes. C’est dans ces mêmes régions (sud et ouest) que l’on constate les plus forts taux de créations d’entreprises, la plus grande part d’indépendants dans la population active et l’arrivée significative d’une population nouvelle âgée de 40 à 60 ans. Des points communs révélateurs d’un esprit d’entreprendre et de créer au sens le plus large ? Les départements du Nord et l’Est seraient, eux, plus enclins à renforcer les associations existantes.

• Si 80% des associations fonctionnent exclusivement avec des bénévoles, on compte aujourd’hui en France 168 600 associations employeurs, contre 125 000 en 1995, soit une croissance de plus de 35 % en un peu moins d’une décennie. 54,7 % des associations employeurs ne disposent que d’un à deux salariés. Mais au total, les associations représentent 1.6 million d’emplois, soit 8 % du total des salariés en France, et près de 5% de l’emploi. On retrouve des similitudes avec le tissu associatif dans son ensemble : les régions présentant le moins d’associations employeurs sont situées dans le Nord et l’Est ; celles où elles sont plus nombreuses et de taille réduite, sont au Sud et à l’Ouest. Cependant, l’effectif salarié est réparti de manière assez homogène sur le territoire. Ceci reflète une adéquation entre les besoins des habitants et l’offre de service des associations.

• On savait que la multiplication des créations conduisait à un partage de plus en plus difficile de la ressource bénévole. On constate maintenant, grâce au travail mené dans le domaine du sport, qu'elle nuit aussi à la stabilité associative. Dans des départements comme la Corse, l’Hérault ou le Var, le nombre d’associations créées en 10 ans est supérieur au nombre de clubs existants, ce qui laisse entendre de nombreuses disparitions, donc une instabilité réelle du tissu associatif. L’étude montre que ce constat ne semble pas limité au domaine sportif et pourrait être appliqué à l’ensemble du secteur associatif.

• Enfin, l'étude met cette année l’accent sur deux sujets spécifiques :

- la place des jeunes dans le monde associatif, avec une mise au point de Jean-Claude Bardout sur les prétendus fondements des interdictions imposées aux mineurs, et aussi une présentation du réseau national des Juniors associations,

- le rôle incomparable que jouent les associations dans leur territoire, a fortiori dans les très petites communes. Des enquêtes montrent leur mode d’apparition, leur enracinement, leur diversité, l’importance des relations qu’elles entretiennent avec les équipes d’élus. Mais aussi trois grands défis que rencontrent en particulier les maires pour maintenir la vitalité associative dans leurs communes : comment recruter de nouveaux responsables associatifs, transmettre la fibre aux jeunes générations, et faire co-exister les associations traditionnelles et celles, plus « utilitaires », qui génèrent des services.

La version intégrale de l’’étude est disponible sur www.cerphi.org

01 novembre 2005

Le bénévolat dans le secteur associatif

<p><p><p><p><p><p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p></p></p></p></p></p>

Bernardmurat M. Bernard Murat, sénateur UMP de la Corrèze, vient de rendre son rapport sur le bénévolat associatif. Convaincu que « nous n'avons pas les moyens de perdre les bonnes volontés », M. Bernard Murat propose dix mesures pour encourager le bénévolat associatif :

1/ Créer un réseau de centres de ressources des bénévoles par la « labellisation » des structures qui en font la demande

2/ Instituer un « passeport du bénévole »

3/ Instituer au profit des élus associatifs bénévoles un crédit à la formation, financé par les associations

4/ Accorder à chaque élu associatif un trimestre d'allocation retraite par tranche de dix années d'engagement associatif

5/ Elargir le dispositif du congé de représentation

6/ Créer un tronc commun de formation pour l'ensemble des bénévoles

7/ Encourager le développement du mécénat de compétences des petites et moyennes entreprises

8/ Elargir l'attribution de la prestation de compensation de la personne handicapée au champ associatif

9/ Renforcer le dispositif de validation des acquis de l'expérience (VAE) bénévole

10/ Reconnaître l'expérience bénévole dès le collège, au lycée et dans les établissements d'enseignement supérieur

Il est intéressant de détailler la proposition n°1 qui consiste "à créer un réseau de centres de ressources des bénévoles par la "labellisation" des structures qui en font la demande" :

"La superposition des structures et l'éparpillement des initiatives d'intermédiation nuisent à la lisibilité de l'offre de mise en relation du secteur associatif et des candidats au bénévolat. Il ressort des enquêtes les plus récentes, notamment celles menées par l'INSEE en 2004, que les bénévoles restent sous informés. Pourtant, les « maisons des associations » mises en place par les collectivités locales ont donné naissance à de nombreuses « maisons du bénévolat », sur l'ensemble du territoire. Les 69 « centres de ressources et d'information du bénévolat » du secteur sportif, les 70 « centres locaux » de France Bénévolat, les 12 bureaux d'accueil parisiens d'Espace bénévolat, les unions régionales, départementales et les relais locaux de la Fédération française du bénévolat restent très mal connus. Des tentatives de rationalisation ont déjà eu lieu, comme votre rapporteur l'a souligné : en région parisienne, la proximité des méthodes et des implantations de France bénévolat et d'Espace Bénévolat a donné naissance à un rapprochement entre les deux structures et, aux termes d'un accord applicable début janvier 2005, Espace Bénévolat a adhéré à France Bénévolat, pour devenir le Centre de Paris. Il s'agit maintenant de renforcer ce réseau et de le rendre plus lisible. C'est la raison pour laquelle il est proposé de créer un « label » au niveau national, fondé sur un certain nombre de critères, qui servirait de référent à l'ensemble du secteur associatif et aux candidats au bénévolat. Remis aux structures qui en font la demande, il garantirait aux personnes désireuses de s'investir des contacts fiables, expérimentés et proches, tous les centres actifs aujourd'hui pouvant en bénéficier. Ce « label » ne fonctionnera que s'il bénéficie d'une bonne lisibilité au sein du secteur associatif, c'est la raison pour laquelle son lancement devra s'accompagner d'une campagne de communication ciblée, orchestrée au niveau national".

"Eparpillement", "les bénévoles restent sous informés"... L'un des services principaux du Numéro Vert "Associatif" "permettra à l’appelant désirant devenir bénévole de choisir précisément le secteur d’activité de l’association aidée ainsi que sa localisation". Le budget du Numéro Vert "Associatif" permettra une campagne de communication nationale. Le principal avantage du Numéro Vert "Associatif" est sa lisibilité pour le grand public : un numéro unique (qui aura sa place dans les numéros utiles à conserver) et gratuit pour avoir tout les renseignements sur le mouvement associatif français : présence d'une association, don à une association, bénévolat, etc....

Souce Refasso

02 mai 2005

Crise des vocations chez les bénévoles

La France est riche en associations, animées par des bénévoles. Le nombre de ces volontaires qui donnent de leur temps à des causes solidaires, s’il reste honorable, a tendance à diminuer.

La France a de quoi être fière : il n’y aurait jamais eu autant de bénévoles dans l’Hexagone. Près de 12 millions... Mais quels bénévoles ? Quand on y regarde d’un peu plus près, le tableau est moins idyllique qu’il n’y paraît. Une étude réalisée par le Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie (Cerphi) fait apparaître une baisse du nombre de bénévoles actifs. Car sur ces 12 millions, deux tiers sont en fait des « occasionnels », qui ne donnent que quelques heures de leur temps à une association. Seuls 3 millions seraient engagés de manière durable.

Ce noyau dur, sans lequel les associations ne pourraient pas fonctionner, serait en nette diminution depuis quelques années. Le pourcentage des hommes bénévoles réguliers est passé de 18 à 9 %. Et c’est dans la tranche des 40-60 ans que la désaffection est la plus grande, période de la vie où les Français sont plus – il est vrai – impliqués dans leur vie professionnelle ou familiale.

Ce sont les trentenaires (sans doute parce qu’ils ne trouvent pas de travail) et les sexagénaires (sans doute parce qu’ils n’en ont plus) qui seraient aujourd’hui le plus mobilisés dans le bénévolat. L’enquête note également une grande mutation dans l’engagement des Français. Nous sommes passés d’un bénévolat militant et permanent – organisé autour de l’Eglise et des partis politiques – à un bénévolat ponctuel autour d’un projet, d’un « coup » en quelque sorte. L’hémorragie des fidèles et des militants et l’influence des médias n’y sont sans doute pas pour rien.

Le Cerphi a aussi dressé la carte de France du bénévolat. Dans les zones plutôt rurales, le pourcentage des bénévoles réguliers est supérieur à la moyenne nationale, tandis que dans les grandes villes il est bien plus bas. L’étude se termine par une comparaison internationale. Grand champion toutes catégories, le Canada. 27 % des Canadiens de plus de 15 ans seraient engagés dans des actions bénévoles au sein des associations et 77 % de manière ponctuelle. On en est loin.

Un article issu du site Viva

Concernant le projet de Numéro Vert "Associatif" cette information valide un des services qui sera offert par celui-ci : la recherche de bénévoles.

"Car sur ces 12 millions, deux tiers sont en fait des « occasionnels », qui ne donnent que quelques heures de leur temps à une association".

Il s'agit donc de pouvoir rapidement et très précisement orienter les futurs bénévoles vers les associations. Ce service sera offert gratuitement (comme tous les autres services) par le Numéro Vert "Associatif".