Le bénévolat dans le secteur associatif
<p><p><p><p><p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p></p></p></p></p>
M.
Bernard Murat, sénateur UMP de la Corrèze, vient de rendre son rapport
sur le bénévolat associatif. Convaincu que « nous n'avons pas les
moyens de perdre les bonnes volontés », M. Bernard Murat propose dix
mesures pour encourager le bénévolat associatif :
1/ Créer un réseau de centres de ressources des bénévoles par la « labellisation » des structures qui en font la demande
2/ Instituer un « passeport du bénévole »
3/ Instituer au profit des élus associatifs bénévoles un crédit à la formation, financé par les associations
4/ Accorder à chaque élu associatif un trimestre d'allocation retraite par tranche de dix années d'engagement associatif
5/ Elargir le dispositif du congé de représentation
6/ Créer un tronc commun de formation pour l'ensemble des bénévoles
7/ Encourager le développement du mécénat de compétences des petites et moyennes entreprises
8/ Elargir l'attribution de la prestation de compensation de la personne handicapée au champ associatif
9/ Renforcer le dispositif de validation des acquis de l'expérience (VAE) bénévole
10/ Reconnaître l'expérience bénévole dès le collège, au lycée et dans les établissements d'enseignement supérieur
Il est intéressant de détailler la proposition n°1 qui consiste "à créer un réseau de centres de ressources des bénévoles par la "labellisation" des structures qui en font la demande" : "La superposition des structures et l'éparpillement des initiatives d'intermédiation nuisent à la lisibilité de l'offre de mise en relation du secteur associatif et des candidats au bénévolat.
Il ressort des enquêtes les plus récentes, notamment celles menées par l'INSEE en 2004, que les bénévoles restent sous informés.
Pourtant, les « maisons des associations » mises en place par les collectivités locales ont donné naissance à de nombreuses « maisons du bénévolat », sur l'ensemble du territoire.
Les 69 « centres de ressources et d'information du bénévolat » du secteur sportif, les 70 « centres locaux » de France Bénévolat, les 12 bureaux d'accueil parisiens d'Espace bénévolat, les unions régionales, départementales et les relais locaux de la Fédération française du bénévolat restent très mal connus.
Des tentatives de rationalisation ont déjà eu lieu, comme votre rapporteur l'a souligné : en région parisienne, la proximité des méthodes et des implantations de France bénévolat et d'Espace Bénévolat a donné naissance à un rapprochement entre les deux structures et, aux termes d'un accord applicable début janvier 2005, Espace Bénévolat a adhéré à France Bénévolat, pour devenir le Centre de Paris.
Il s'agit maintenant de renforcer ce réseau et de le rendre plus lisible.
C'est la raison pour laquelle il est proposé de créer un « label » au niveau national, fondé sur un certain nombre de critères, qui servirait de référent à l'ensemble du secteur associatif et aux candidats au bénévolat.
Remis aux structures qui en font la demande, il garantirait aux personnes désireuses de s'investir des contacts fiables, expérimentés et proches, tous les centres actifs aujourd'hui pouvant en bénéficier. Ce « label » ne fonctionnera que s'il bénéficie d'une bonne lisibilité au sein du secteur associatif, c'est la raison pour laquelle son lancement devra s'accompagner d'une campagne de communication ciblée, orchestrée au niveau national". "Eparpillement", "les bénévoles restent sous informés"... L'un des services principaux du Numéro Vert "Associatif" "permettra à l’appelant désirant devenir bénévole de choisir précisément le secteur d’activité de l’association aidée ainsi que sa localisation". Le budget du Numéro Vert "Associatif" permettra une campagne de communication nationale. Le principal avantage du Numéro Vert "Associatif" est sa lisibilité pour le grand public : un numéro unique (qui aura sa place dans les numéros utiles à conserver) et gratuit pour avoir tout les renseignements sur le mouvement associatif français : présence d'une association, don à une association, bénévolat, etc....



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