Article très intéressant paru dans L'Expansion de Juin 2005 qui consacre un article sur Nicolas Hulot et sa fondation (voir un extrait ci-dessous). On apprend que pour être partenaire du la Fondation pour la nature et l'homme chaque partenaire doit s'engager pour une période de 3 années à verser 457.000 euros/an. Ce chiffre peut-être porter au business plan du Numéro Vert "Associatif" à la partie où je me pose la question suivante :
"Certaines personnes pourront me dire que 650.000 euros est une somme énorme. C’est exact pour un particulier cette somme peut paraître élevé. Mais que représente-t’elle au niveau des dépenses en publicité et sponsoring d’une entreprise."
Il faut bien comprendre que d'une part une somme de 650.000 euros ne représente pas une somme énorme pour une entreprise au vue de ses dépenses en communication. De plus, de nos jours il est donc devenu nécessaire et légitime pour l’entreprise de s’intéresser aux problèmes de la cité et d’y prendre une part active. L’entreprise dans son environnement doit avoir un rôle civique et a besoin d’enrichir son identité d’éléments différenciateurs, d’attirer positivement l’attention des consommateurs, d’établir un mode de relations empreint d’une plus grande prise en compte de l’autre.
Les Jeux Olympiques, les Fondations, des associations trouvent de très nombreuses entreprises prêtent à devenir leurs partenaires pour profiter de leurs images. En plus de cela les entreprises partenaires du Numéro Vert "Associatif" bénéficeront également d'un millions d'euros de publicité les concernant. Ce qui leurs garantira un retour sur investissement assuré : 650.000 euros investis - 1.000.000 de publicité en retour !
Extrait de l'article de L'Expansion de Juin 2005 : "Ushuaïa, le label Hulot certifié 100 % rentable"
Il va chercher l'argent là où il se trouve
Mais son dada, depuis quelques années, c'est sa Fondation pour la nature et l'homme, créée en 1990 et reconnue d'utilité publique six ans plus tard. Son but est triple : « Développer l'éducation à l'environnement, participer à la diffusion des connaissances sur l'état de la planète et contribuer aux changements de comportements. » Sa proximité avec Jacques Chirac - qui lui a proposé par deux fois d'être ministre et pour lequel il a rédigé le discours du sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 - joue mais ne suffit pas. S'il a convaincu le président de la République et bataillé auprès des politiques pour que la charte de l'environnement soit intégrée à la Constitution française, il a compris qu'il devait mener lui-même sa mission de sensibilisation, quasi évangélique, aux problèmes écologiques.
Très tôt, il a pris son bâton de pèlerin pour aller à la pêche aux mécènes (457 000 euros par an pour les « partenaires fondateurs »), n'hésitant pas à frapper à la porte d'entreprises stigmatisées pour pollution par les écologistes, comme le nucléariste EDF ou le chimiste Rhône-Poulenc. Sans états d'âme, car Nicolas Hulot ne s'en cache pas : il va chercher l'argent « là où il est », et sa logique est simple : « "Ushuaïa" sert la fondation, et non l'inverse. » Et tant pis si certaines entreprises se parent ainsi d'une vertu écologique. Toujours donnant, donnant...