Lancement du projet de numéro
vert "associatif" par Mr Marone Olivier le 16 novembre
2001.
CB News Communication - le
1er Hebdo de la Communication et du
Business du 10 au 16 décembre
2001
Opinion - Coup de coeur
L’appel d’Olivier le
cantonnier pour son "grand projet citoyen"
Avis à la
population…
Olivier le cantonnier cherche un parrain. Aucun rapport avec un vibrant appel au
secours pour pallier les déficiences de la DDE. Certes, Olivier Marone est
cantonnier, mais c’est pour réaliser un projet "social et citoyen" qu’il a
besoin d’aide. "Je voudrais pouvoir
mettre directement en relation toutes les associations françaises avec
l’ensemble de la population grâce à l’ouverture d’un Numéro vert".
En somme, donner à qui veut se rendre
utile la possibilité de trouver facilement les coordonnées d’associations qui
répondent à leurs aspirations. Exemple : un Marseillais attristé par la
dégradation de ses calanques voudrait pouvoir participer à leur nettoyage, il
appelle gratuitement le numéro en question, qui le met en relation avec une
association dont il ne soupçonnait même pas l’existence et qui s’occupe
précisément de cela. C’est simple, il fallait juste y penser. "L’idée m’est venue le jour où j’ai voulu donner une
console de jeu à une association d’aide aux enfants malades, et où j’ai eu
toutes les peines du monde à obtenir un contact".
A 28 ans,
Olivier Marone a volontairement quitté son poste de secrétaire administratif
pour devenir cantonnier et enfin disposer d’horaires qui lui permettent de se
consacrer pleinement à son projet. Problème : "Mon emploi ne permet pas d’avoir les bonnes relations,
et il est très difficile, pour un cantonnier, de se faire recevoir par un
responsable de communication… ". D’où
la recherche d’un parrain pour les contacts. "Je voudrais réunir six partenaires (banque, assurance,
gros industriels, opérateurs téléphoniques et informatiques) et monter une
société anonyme".
Le modèle
économique est simple, lui aussi : chacun s’engage sur trois ans à verser un
million d’euros par année. Un sixième du budget serait consacré à la publicité
et le reste aux frais de fonctionnement. Olivier Marone compte sur 2 millions
d’appels par an. En marge, un site Internet proposant les mêmes services devrait
voir le jour. S’il n’a pas encore les "bonnes relations", Olivier Marone a tout
de même peaufiné son argumentaire. "L’image de marque des partenaires sera valorisée par
l’initiative et ils bénéficieront d’une base de données qualifiée sur les
associations pour qui le service sera gratuit". Le jeune cantonnier prévoit aussi de créer un prix
annuel d’une dotation de 100 000 euros, remis à l’association qui aura le plus
beau projet, pour multiplier les retombées presse.
"Mon projet
est viable, j’ai simplement besoin d’un coup de pouce", martèle Olivier Marone. Philosophe, il
se dit patient, rappelant que "Waldeck
Rousseau a mis dix-huit ans pour créer et imposer la Loi 1901. Alors, j’ai de la
marge. Même si je préférerais que ce soit plus court".
Avis aux
amateurs